Rire et sourire pour la santé et le mieux-être

"Le miracle du rire"

Catherine Salez :
Le rire est le propre de l'homme paraît-il, mais on ne s'en sert pas suffisamment. N'est-ce-pas Sylvie Cormouls-Houlés ? [rires]
   Alors si on commence à rire comme ça... Est-ce que le rire est quelque chose de spontané ?


Sylvie Cormouls-Houlés :
Ah là totalement ! Là c'est un rire spontané ! Il peut être spontané, il peut être intentionnel. Le miracle c'est que le corps ne fait pas la différence entre un rire intentionnel : si je dis tiens je vais rire [rire forcé]
 
C.S : Là ça ne me fait pas rire du tout...

S.C-H : Voilà voilà, oui bon j'ai un peu forcé aussi... ou si je me mets à rire de façon tout à fait naturel parce que une bonne blague ou quelque chose comme ça... les réactions du corps sont tout à fait les deux fois les mêmes.

 
C.S : Alors vous êtes Zygomathérapeute. Bon, donc ça veut dire que vos muscles travaillent beaucoup ?

S.C-H : Voilà c'est des muscles qu'on ne fait pas souvent travailler.

C.S : Qui rajeunissent ?

S.C-H : Et qui rajeunissent, tout à fait. Alors vous vous dites bien, quand on rit beaucoup, ça raffermit ces muscles là...

C.S : D'où les petites pommettes ?

S.C-H : D'où les petites pommettes, et en plus ça a des effets bénéfiques sur la peau en terme de dermatologie mais purement médicale, mais bon ça ce sont des hormones, des trucs, des machins qui fait que...
 

"Le rire est extrêmement bon pour la santé"

C.S :
Oui parce qu'on va commencer tout de suite par ça, les bienfaits du rire sur le corps et sur l'âme.

S.C-H :
Alors, sur le corps parce que moi, je crois beaucoup à tous les bienfaits du rire sur le corps. Les américains, ils adorent faire des recherches sur tout et n'importe quoi; ils ont fait énormément de recherches sur le rire depuis toujours. Aujourd'hui on sait que le rire est extrêmement bon pour la santé à tout point de vue. Rire quinze à vingt minutes non-stop, c'est compliqué hein ? mais on y arrive. Il y a des techniques pour, ça permet d'avoir ce qu'on appelle un bolus, une libération d'hormones qui vont être des hormones qui vont être anti-douleur, qui vont être anti-inflammatoires, qui vont être contre le stress, qui fait que immédiatement vous allez avoir tout de suite des bienfaits en ayant moins mal. Il y a un homme qui avait une spondylarthrite ankylosante et qui riait toujours après ses séances à l'hôpital et il s'apercevait que pendant deux heures, il n'avait pas mal et c'est à peu près ça, ça dure à peu près deux heures...
 
C.S : C'est deux heures de bonheur quand on souffre en permanence !

S.C-H : De bonheur, totalement. On n'a pas mal, laissons de côté les anti-inflammatoires et puis les endorphines, les hormones du bonheur, quand vous avez un fou rire, après le fou rire vous êtes bien.

"On rit de moins en moins"

C.S :
Justement, quand on se pose la question : quand ai-je eu mon dernier fou-rire ? Moi je suis incapable de le dire..

S.C-H :
Malheureusement on rit de moins en moins. Pour vous donner une idée, je crois que c'était en 1939, ils ont fait des analyses pareilles où on riait dix-neuf minutes en moyenne, bien sûr c'est une moyenne par jour. Savez-vous aujourd'hui ?
 
C.S : Même pas une minute ?

S.C-H : Voilà, moins d'une minute aujourd'hui et depuis 2010 on a déjà perdu une minute ! Vers 2010, c'était deux minutes par jour, et là moins d'une minute. C'est malheureux, un enfant rigole tout le temps et nous, adultes, on ne sait plus rire.

"Activatrice de rire"

C.S :
Bon ! Alors d'abord vous allez nous raconter votre histoire quand même. Vous êtes tombée dans le rire dès la naissance ?

S.C-H :
Un peu, un peu. J'ai toujours eu un côté un peu pincée, rigolote, dans la famille à organiser les spectacles etc, ce qui fait que quand je suis arrivé en terminale et qu'on m'a demandé ce que je voulais faire. "Je veux être comédienne !". Mes parents ont dit : "pas terrible !".  Et ils m'ont dit : "Tu fais une fac et ok pour l'école de théâtre". Donc ils m'ont inscrite au cours Simon à Paris.
 
C.S : LE cours Simon.

S.C-H : LE cours Simon, pas n'importe où et ça je les en remercie et en même temps je suis rentrée en fac sans leur dire que, après mes deux premières années, je pouvais intégrer l'institut d'études théâtrales de l'université de la Sorbonne Nouvelle, ce que j'ai fait et donc j'ai été jusqu'à très très haut, puisque j'ai un doctorat d'études théâtrales et puis bon la vie a fait que je n'ai pas continué dans le milieu professionnel. Je suis devenue une professionnelle des couches et des biberons, voilà !

C.S : Ça ne fait rire que moi ça [rires]

S.C-H : Et donc je suis devenue une bonne maman, voilà et puis  la vie a fait qu'à un moment donné je me suis retrouvée un peu seule et un peu pas très bien et je me suis dit : tiens si j'allais rigoler un coup ! Je me suis dit : qu'est-ce qu'on peut faire ? Ah ! Clown ! Il y avait un stage de clown, j'y suis allée et là ça a été le déclic et je suis devenu clown en me formant à diverses associations et je suis rentrée dans une grosse association qui s'appelle ArClown, qui est une association nationale, à laquelle je me suis formée à la technique d'animation du clown.

C.S : Alors vous êtes activatrice de rire...

S.C-H : Voilà !

"la Zygomathérapie : un travail sur le rire et les émotions"

C.S :
Donc ça veut dire : vous appuyez sur un petit bouton chez nous et on rit ?

S.C-H :
Par exemple. C'est à dire que la Zygomathérapie donc c'est un concept que j'ai mis en place, qui est tout pour favoriser le rire. Pour rire il faut être en lâcher prise , faut pas regarder à droite à gauche, "le voisin, ah bah tiens c'est le postier, c'est l'inspecteur des impôts..." et donc activatrice de rire parce que je vais mettre en place des outils, de la relaxation, du travail sur les émotions, du travail sur le rire etc, qui va permettre à un moment donné d'avoir ce lâcher prise et de pouvoir se mettre à rire pour rien.
 
C.S : Donc ce sont des séances que vous organisez ? Alors où, comment ?

S.C-H : Actuellement sur l'île de Ré, j'interviens au sein de l'association Zygomarée, qui est  une association qui prône le rire sur l'île de Ré, qui a commencé donc par des ateliers de yoga du rire, actuellement le mardi soir à Loix tous les quinze jours et donc ce sont des ateliers là, pour le coup, de yoga du rire.

C.S : Donc postures, relaxation ?

S.C-H : Pas du tout, ça n'a rien à voir avec le yoga tel qu'on l'a dans la tête. Yoga parce que c'est un médecin généraliste indien qui a inventé le concept et dont la femme était yogiste, et on se base sur la respiration. On va s'échauffer le corps, parce que rire c'est très énergétique et très physique.

"Le rire intentionnel a les mêmes bienfaits que le rire naturel"

C.S :
Faut pas s'étouffer de rire !

S.C-H :
Il ne faut pas s'étouffer de rire, faut pas s'écrouler de rire non plus, et puis ensuite il va y avoir cette fameuse recherche de ces quinze à vingt minutes où là donc, on a des techniques de rire, on a des exercices, on va forcer les rires puisque le rire intentionnel a les mêmes bienfaits. Mais au départ on va commencer à rire et puis le groupe fait que quand tout le monde se met à rire, vous vous mettez à rire aussi.

"Le rire est communicatif"

C.S :
Donc il est communicatif !

S.C-H :
Il est totalement communicatif et il est fait pour être communicatif. Il faut être très fort ou très fou, je ne sais pas, pour rire devant sa glace tout seul le matin, ça m'arrive. Mais c'est un rire qui n'est pas naturel, c'est un rire un peu forcé pour pouvoir justement commencez bien la journée avec un petit coup d'hormones quand ça ne va pas trop bien. Mais quand rit on a besoin d'être au minimum deux et je peux vous dire, pour l'avoir expérimenté, des rires à cent cent cinquante personnes, même le plus triste des rires, chronométré au milieu, ne peut pas s'empêcher de rire parce que c'est communicatif et que le rire est naturel. Un enfant rit plus de quatre cents fois par jour de façon naturelle. Nous on a complètement oublié ça.

"Le rire c'est un peu comme un sport"

C.S :
Alors justement, qu'est-ce qu'on peut faire pour rire dans son quotidien quand on est seul. Est-ce qu'on doit écouter des humoristes, est-ce qu'on doit lire des textes particuliers qui peuvent inciter le rire ou en tous cas le sourire ?

S.C-H :
A chacun sa méthode ! L'humour n'est pas le même pour tout le monde. Le docteur Kataria, le concepteur du yoga du rire, a commencé avec un groupe de cinq personnes ; ils se racontaient des histoires drôles puis au bout de quinze jours, les gens qui venaient n'avaient pas tous le même humour. Moi, vous racontez à ma fille une histoire de Toto, elle est morte de rire...

C.S : Ou de prout, parce que les histoires de prout ça fait rire.

S.C-H : Oui voilà ! Moi j'ai un petit peu de mal, même je vais dire, moi qui suis donc une professionnelle du rire, je ne ris pas avec tous les humoristes. Je ne suis pas perméable à tous les humours, tous les textes, donc il faut trouver sa propre chose et surtout il faut se dire c'est un peu comme un sport le rire, si on veut remettre du rire dans sa vie il faut un peu se forcer.
Alors sachez une chose, c'est que ce n'est pas comme le sourire; le sourire à partir du moment où vous souriez et faites l'essai : quand je fais des conférences j'arrive toujours avec une tronche puis tout d'un coup, vous dites aux gens : "maintenant regardez-vous et souriez !". Et voyez la différence tout d'un coup, juste par ça, juste parce que le sourire et, automatiquement ça donne l'info au cerveau "ah elle sourit, elle est contente et tout, allez, plein d'hormones et tout, soit contente et plane un peu" et ça tous les jours. Quand vous marchez dans la rue, au lieu de regarder vos chaussures, regardez la personne et souriez. Alors tout le monde ne va pas vous répondre mais vous allez voir que le jour où il y a quelqu'un qui vous répond, vous verrez l'impact exceptionnel que ça fait.

"Le rire a un impact physiologique, quasiment médical"

C.S :
C'est connu, quand on rentre dans une pièce avec le sourire forcément...

S.C-H :

Alors j'allais dire, ça n'a rien de psychologique, c'est physiologique. Le psychologique vient ensuite parce qu'on prend l'habitude d'être bien, parce que l'hormone, les fameuses endorphines qui fait que vous vous sentez bien et donc pour le coup au niveau du psychologique ça suit. Et puis le psychologique renvoie au physiologique etc. Mais le rire a vraiment un impact, je dirais quasiment médical, vraiment physiologique avec des libérations d'hormones, avec des choses très scientifiques, terre à terre.

"Pour accepter de rire, il faut être en lâcher prise"

C.S :
Alors comment provoquer le rire autrement que par des grosses blagues, des clowneries ? Est-ce qu'on peut se mettre dans un état d'esprit de recevoir le rire ?

S.C-H :
Totalement, oui. C'est une sorte de transe entre guillemets j'allais dire. Lorsque vous voyez, par exemple donc, dans une séance de yoga du rire, entre chaque exercice il y a une sorte de..., alors vous appelez ça comme vous voulez, selon quel style vous êtes, vous appelez ça un mantra, vous appelez ça une routine, vous appelez ça un refrain, une chansonnette, une discipline. Entre chaque exercice il y a le fameux, alors souvent c'est un peu caricatural, "hoho hahaha" qu'ont fait en fin : "Ho ho ha ha ha ho ho". Cette répétition vous met dans une petite transe, on va dire, qui fait que vous êtes en lâcher prise. Pour rire vraiment aux éclats et vraiment accepter et accepter de rire, il faut être en lâcher prise. Depuis qu'on est tout petit on nous dit: "Ne ris pas trop fort". A l'école il faut pas rire, au bureau si vous riez on se dit que vous ne travaillez plus. En public on ne rit pas. Quand vous allez dans des grandes réunions : encore moi, il y avait les vœux des différents maires et la boutade; on sent que les gens n'osent pas se lâcher. Et même je vois dans les séances de yoga du rire de Zygomarée, il y a des gens qui viennent et qui ont du mal, les gens ont du mal aujourd'hui à passer outre et donc il faut vraiment lâcher prise.

C.S : Bon, alors l'autre façon de rire aussi c'est la dérision, c'est d'essayer de prendre un peu de recul par rapport aux différents événements sombres de la vie parce que, malheureusement, la vie c'est comme une grosse tartine de confiture qu'on étale, donc c'est pas très drôle la vie. Donc il faut aussi se créer sa propre thérapie, sa propre façon d'aborder les choses de la vie. Alors comment trouver ce petit plus du bonheur ou du mieux-être ?

 

S.C-H : Il faut s'obliger, c'est-à-dire qu'au départ c'est pas marrant. Fabrice Loizeau qui est le master de yoga du rire en France donc, le grand chef, et qui m'a formée dit : "Quand vous recevez vos impôts..."

"Grâce à l'entraînement au rire, le côté positif va revenir très vite"

C.S :
Ah oui ça c'est un grand moment !

S.C-H :
Grand moment généralement ! De toute façon vous allez les payer quoi que vous fassiez, donc au lieu de pleurer et de vous ronger les sangs à dire "oh j'ai mille cinq cents euros à payer et tout", riez en, de toute façon vous allez les payer. Alors c'est pas facile. Je dois vous dire qu'une fois je suis rentrée peu de temps après ma formation et je me suis retrouvé avec deux contraventions pour excès de vitesse dans la boîte aux lettres. Je me suis dit "c'est un bon exercice, c'est un bon exercice". Mais en le répétant cet exercice, ça devient une routine et c'est vrai qu'aujourd'hui, je ne dis pas que quand il m'arrive quelque chose ou quand je reçois mes impôts ou quoi, je n'ai pas un petit pincement au cœur, mais ça passe très vite parce qu'après tu dis "ben oui c'est comme ça, c'est la vie" et on s'oblige à être positif.
Ensuite attention, on ne peut pas être positif trois cent soixante-cinq jours sur trois cent soixante-cinq, on est des êtres humains et bien sûr il faut aussi se donner le droit et l'occasion d'être au fond du trou et de ne pas en voir le bout. Sauf que très vite le côté positif va revenir et je sais que pour moi, personnellement c'est cet entraînement au rire qui permet de prendre du recul. Vous disiez "autodérision", oui c'est ça, c'est se dire "bah oui bah voilà ma pauvre, va falloir que t'en manges des pâtes pour pouvoir payer tes impôts. T'avais qu'à faire des économies."

C.S : Oui enfin peu importe, vous trouvez le moyen.

 

S.C-H : Voilà vous trouvez le moyen. Dans la vie, il y a toujours moyen. Il y a toujours le verre à demi vide et à demi plein. Moi je regarde toujours le côté plein, surtout quand c'est de la bonne chose à l'intérieur.

C.S : Avec des bulles...

 

S.C-H : Par exemple !

"Le rire crée énormément de lien"

C.S :
Alors on vit une époque sinistre, de plus en plus sinistre. Avec la crise des gilets jaunes etc, on s'aperçoit qu'il y a une misère humaine terrible. Bon alors est-ce qu'on peut rigoler de tout ça ? Est-ce qu'on peut se dire finalement, je prend les gilets jaunes, au hasard n'est-ce pas, sur les rond-points ils ont rigolé si on a bien compris finalement ?

S.C-H :
Ils ont rigolé et qu'est-ce qu'ils vous ont dit ? "On a échangé, on a rigolé, on a créé du lien, on a rigolé !". Hé bien c'est ça aussi rire, ça crée du lien, ça crée énormément de lien.
Un exemple que j'aime bien : j'ai eu la chance de pouvoir travailler dans un grand palace parisien qui s'appelle Le Peninsula, pour le personnel. On m'a fait des retours après, notamment il y a un rire qu'on faisait, qui était le rire de l'ascenseur, où tout le monde est les uns à côtés des autres comme si on était dans un ascenseur. Et bien pendant une semaine quinze jours chaque fois que les personnes qui se côtoyaient sans vraiment se connaître, se retrouvaient à attendre l'ascenseur, automatiquement ça commençait à glousser, et ça crée du lien.
Et le rire crée du lien parce que le rire est totalement naturel, c'est quelque chose de naturel mais que l'on a oublié parce que dans la société actuellement on n'a pas le droit de pleurer fort, on demande aux enfants de pas pleurer : "sois un homme, pleure pas !". Ça suffit ! Et voilà, aujourd'hui si on riait plus ... regardez, moi, je suis sûr qu'un homme politique qui aborderait avec humour. Quand vous pensez que pas loin de tous les ministères, il y a quand même la rue du cirque, je me dis "Zut quoi, ils auraient mieux fait de les déplacer". Je suis sûre que ça passerait beaucoup mieux, à condition que bien sûr on soit prêt à l'accepter.

"Le rire c'est sérieux"

C.S :
Oui mais souvent de trop rire ne rend pas crédible, le problème c'est ça, c'est l'image.

S.C-H :
Le sérieux du rire alors là c'est tout le grand problème de, j'allais dire de ma vie ou de mon entreprise, faire comprendre aux gens que le rire c'est sérieux. On peut rire de frivolités. Mais même quand vous voyez des humoristes, souvent derrière l'humoriste, généralement, il y a des discours qui sont assez béton et encore, aujourd'hui, on est très édulcoré. Prenez il y a encore une vingtaine d'années, quand vous voyez des gens comme, alors je dis ça c'est le premier qui me vient, mais Smaïn qui parlait des injustices raciales etc, et qui se moquait de sa propre religion, de la religion des autres et tout, c'était quand même costaud. Aujourd'hui... le pauvre... Et Timsitt qui se retrouve interdit.

C.S : Blanche Gardin...

 

S.C-H : Voilà ! Pourquoi, mais pourquoi ? On a le droit de rire, j'allais dire, il y a plusieurs rires et tout rire n'est pas moquerie. Quand une personne tombe dans la rue on rit, pourquoi ? C'est pas de la moquerie, c'est ce qu'on appelle en psychologie basique un système de défense. Voilà, c'est pas de la moquerie. Il faut pas prendre le rire comme toujours de la moquerie et quand aujourd'hui on va dans une entreprise pour présenter le yoga du rire ou la Zygomathérapie pour la cohésion d'équipe etc, et bien je peux vous dire qu'il faut être sacrément costaud pour arriver à faire comprendre à l'interlocuteur que rire c'est sérieux.

"Sourire, c'est déjà énorme"

C.S :
Alors justement dans le monde dans l'entreprise, j'imagine que ça simplifie un petit peu les relations parce qu'on imagine ces entreprises avec des openspace par exemple c'est effrayant. Alors comment peut-on travailler si on ne rigole pas, si on ne se détend pas un peu dans des espaces avec autant de gens ?

S.C-H :
Exactement ! Alors c'est toujours le rire de la machine à café hein, moi c'est toujours celui-là où on se retrouve et c'est là où on peut rire. C'est sûr que sur les open space il faut pas rire, il faut être sérieux, il faut pas faire trop de bruit etc. Mais enfin pour avoir pu visiter par exemple le très grand open-space qui est celui de Blablacar pour ne pas les citer, ils sont tous morts de rire. Alors il y a des petites pièces où ils ont le droit de se défouler.
Il faut arriver, on arrive toujours, même dans les toilettes on peut rire, il y a toujours le moyen, ne serait-ce que eh bien si vous ne pouvez pas faire de bruit en riant, souriez ! Déjà ne serait-ce que de sourire. Ne serait-ce que de sourire, c'est déjà énorme. Si aujourd'hui les gens se souriaient... et ça crée du lien. Et après, une fois que vous vous êtes souris, vous allez boire un coup et puis après, vous allez à une soirée puis ça fait un groupe, une cohésion.

C.S : On ne rit pas sur commande, ça c'est clair, vous l'avez dit, on ne peut pas rire sur commande, faut pas se forcer. Si ?

 

S.C-H : Si ! [rire déclenché de Sylvie]

"Une fois que vous riez, le rire naturel s'installe"

C.S :
Et si j'ai pas envie de rire, je peux résister, moi ? Je vais résister un max !

S.C-H :
Non mais c'est pas une question de résister. Même si je prends du plaisir à rire, il n'empêche que je peux m'arrêter. Alors je ne vous dis pas que je peux m'arrêter à chaque fois, une fois que vous riez, après, le rire naturel s'installe et pour le coup vous avez le vrai fou rire qui arrive et je vous disais là, cent cinquante personnes l'année dernière, il y a eu un festival de yoga du rire que l'on a organisé à Sainte-Marie, on été soixante-cinq et je peux vous promettre que l'énergie positive, personne ne peut passer et résister, ou alors vraiment dans ce cas-là il y a un gros problème, il faut aller aussitôt consulter. J'ai quelques amis, quelques connaissances psychologues, psychiatres etc mais dans ce cas-là il faut aller voir.

C.S : Vous savez, moi ce qui me fait rire, c'est quand j'écoute un spectacle et que quelqu'un se met à rire. Alors le rire, un éclat de rire dans une salle de spectacle, ça fait rire. Je ris de rire. Voilà, je trouve ça génial parce que cette personne s'est lâchée, donc c'est parti.

 

S.C-H : Et ce qui est encore le mieux, c'est quand ça arrive à un moment donné où il ne devrait pas rire.

C.S : Ouais bien sûr. Bon, et bien merci Sylvie, on va essayer de rire de tout et de la vie, merci.

 

S.C-H : Je vous en prie :)

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